Le Bambou, cartographié sur notre île, est une ressource extraordinaire de notre île qu’il nous appartient de préserver et de valoriser de façon régulée et renouvelable. Un espèce en particulier relève d’une histoire ancienne et d’un usage très répandu, le Dendrocalamus Giganteus.

Dendrocalamus Giganteus, the king, Be Mahot (Nom ancien d’Hell Bourg), Salazie.

On le retrouve de façon significative dans l’Est et en particulier sur le territoire des hauts de Salazie à Hell Bourg. Les peuples du Maronaz, qui ont assumé de reprendre leur liberté d’humain(e)s, les colons, les forestiers, les paysans qui ont fait Salazie et Bé Mahot (ancien nom d’Hell Bourg), l’ont planté et utilisé de tout temps.

Il est une ressource majeure de matériaux, remarquable par ses usages multiples, et très présente dans le paysage. Ce Bambou est le plus grand du monde. il peut monter jusqu’40 mètre de hauteur dans notre client et certaine canne mesure un diamètre au pied de 30 cm !

Il constitue une ressource exceptionnelle et majeure de notre territoire insulaire. Pendant très longtemps, il fut exploité à de nombreuses fin et tous les Gramouns et Zarboutan encore vivant aujourd’hui, témoignent de l’ampleur de l’usage de cette matière, et puis de la disparition progressive de l’usage en tant que matériau.

Une bonne centaine de bouquet de Giganteus existent dans Salazie, au alentours d’Hell bourg. La possibilité d’un prélèvement raisonné de quelques cannes chaque année qui contribue à l’entretien des touffes et au renouvellement. En fait récolter quelques cannes par an sur une touffe, contribue à la conservation et à la santé de celle-ci, et au renouvellement de la captation carbone.

Déambulons pour redécouvrir tout son potentiel, la maison Folio vous rappellera l’histoire et les pratiques, Les vieux Gramouns et les agriculteurs vous raconteront leurs savoir-faire anciens, vous pouvez admirer une varangue contemporaine en bambou récemment réalisé sur une vielle case créole du centre-ville, vous baladez dans les arches de bambou et vous laisser bercer par le murmures des cannes de bambou qui chuchotent l’histoire des Anciens dans le vent.

Retrouvons-nous pour une discussion approfondie sur l’histoire du bambou à Hell Bourg, faire parler les Zarboutans, évaluer la ressource du Dendrocalamus giganteus, envisager les éco-produits et des débouchés sur le marché réunionnais issus du bambou géant, préciser la chaîne technique de bûcheronnage, stockage et transformation et pourquoi pas monter une plate-forme de coopération et de solidarité autour de la filière bambou à Hell Bourg : Alimenter les artisans réunionnais et le marché local en cannes de bambou, lattes de bambou et autres produits issus de cette ressource de premier ordre….

Association, Zarboutans, Habitants de Hell Bourg, Agriculteurs, Bûcherons, Artisan(e)s bamboutiers (Bambooman), ensemble, restaurons les traditions et projetons les dans l’avenir, posons les bases d’une plate-forme de bûcheronnage et de transformation du Giganteus de Salazie, afin d’alimenter la filière bambou de La Réunion, le grand public et les artisans.

Eclairage technique :

Bien que cette tradition du bambou ait décliné, la ressource naturelle demeure abondante et présente un potentiel énorme. Ce territoire est principalement peuplé de Dendrocalamus Giganteus et de bambou Multiplex. On y recense environ plus d’une centaine de touffes de Giganteus localisées le long des routes publiques et sur des terrains privés. Le bambou Multiplex, bien que plus dispersé, y est également présent en grande quantité. L’exploitation durable de ces ressources peut être assurée par une équipe spécialisée dans le bûcheronnage et la préparation des bambous. Les applications potentielles sont variées. Le Giganteus peut être transformé en lattes à partir des quatre à six premiers mètres de la tige, lesquelles peuvent être vendues directement ou standardisées dans une unité industrielle. La partie supérieure de la tige peut être broyée pour un usage agricole ou la fabrication de palettes en bois énergie.

L’exploitation de la ressource en bambou à Hell Bourg nécessite une équipe expérimentée de quatre à six bûcherons, équipés des équipements de protection nécessaires. Le matériel requis inclut :

  • Deux tronçonneuses sur batterie avec une lame de 35 cm.
    • Chaînes de rechange et pièces de maintenance.
    • Un 4×4 avec remorque de six mètres pour transporter les cannes, équipé d’un treuil pour extraire les grandes tiges, ou équivalent
    • Six machettes.
    • Équipement d’affûtage pour l’entretien des outils.
    • Crois de fendage et banc de préparation de lattes

La remorque doit avoir des dispositifs de fixation pour assurer le transport sécurisé des cannes destinées à la transformation en lattes.

  • Logistique et Transformation sur Hell Bourg

Un petit camion avec remorque est nécessaire pour transporter l’équipe et le matériel vers le site de transformation, stockage, expédition et vente. Ce véhicule sera attelé à un broyeur puissant pour produire du broyat utilisable de diverses manières :

  • Fertilisation au pied des touffes de bambou.
    • Mise en sachets pour une distribution aux agriculteurs de Salazie et des environs.
    • Transport vers Bois Rouge pour fabriquer des pellets ou sécher le broyat pour l’énergie.
  • Site de Stockage et Transformation

La mise en place d’un site de stockage et transformation à Hell Bourg est cruciale pour optimiser la chaîne de valeur du bambou :

  • Zone de stockage temporaire pour les gros bambous.
    • Système de fendage pour produire des lattes brutes.
    • Point de vente pour permettre aux clients d’acheter directement sur place.

Ce site servira également de plateforme logistique pour l’expédition des lattes destinées à des unités industrielles, en collaboration avec des entreprises comme Fibres Industrie, ou aux artisan(e)s et grand publics.

Débouchés Potentiels

Cette organisation permettra une valorisation efficace du bambou, stimulant ainsi l’économie locale par la création d’emplois et le développement de partenariats commerciaux. Localement : Ventes directes pour l’artisanat, l’ameublement, et la construction sur le marché réunionnais. Exportations : Opportunités d’exportation vers des marchés internationaux exigeant des matériaux écologiques et renouvelables.

Productible estimé (annuel)

Pour rendre la ressource de bambou plus accessible, des travaux préparatoires spécifiques sur les touffes sont nécessaires. Initialement sauvages, ces bambous deviendront progressivement plus exploitables et reproductibles sur une période de trois ans. La cartographie précise de la ressource est disponible pour cibler les bambous sur des terrains communaux ou privés.

Une équipe de six bûcherons peut récolter environ 10 cannes de bambou par jour. Sur trois ans, on peut exploiter environ 60 touffes, permettant la production de 600 cannes de bambou sur 60 jours de bûcheronnage chaque année. La transformation sur site nécessite 60 jours supplémentaires, chaque bambou produisant huit lattes pour un total de 4800 lattes par an. Le sommet des cannes représente un second volume de ressources, , valorisable à de nombreux usages agricoles.

Sans oublier sa pousse de bambou, comestible et délicieux, super aliment, dans le haut du tableau de la médecine chinoise et ayurvédique.

riches en protéines, fibres alimentaires, minéraux, vitamines et antioxydants, ce qui en fait un aliment complet

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